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Dernière mise à jour : 05.11.2009
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obéissance mode d'emploi

Publié le 05/11/2009 à 17:32 par memoiresetecrits
La paracha de cette semaine a pour nom "Vayéra" "Il apparut". Après qu'Abraham ait pratiqué la circoncision, D. Lui apparaît dans les plaines de Mamré. Comme le leur avait annoncé l'ange, Abraham et Sarah vont avoir un fils à qui ils vont donner le nom d'Itshak.
"Après ces évènements, D. éprouva Abraham. Il lui dit : "Abraham !" Il répondit : "Me voici". D. reprit : "Or ça, prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac ; achemine-toi vers la terre de Moria, et là, offre le en holocauste sur une montagne que Je te désignerai."
Il y a un célèbre midrach qui nous relate en détail le dialogue entre D. et Abraham :
Lorsque D. lui demande de prendre son fils, Abraham lui dit : "lequel ?"
D. lui répond : "ton fils unique".
Abraham dit : "Pour chacune de leur mère, l'enfant est unique".
D. continue : "Celui que tu aimes."
Abraham répond : "Je les aime les deux"
Et c'est là que D. dit enfin : "ton fils Itshak".

Voilà un homme qui symbolise la bonté par excellence et qui obtempère à l'ordre de D. en allant offrir son fils comme holocauste.

Voilà un homme à qui D. promet que par son fils Itshak, il aura une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et qui aujourd'hui le demande en sacrifice.

Or comme le souligne très justement le Rav Shakh (de mémoire bénie), qu'advientra-t-il de cette promesse ?

Notre patriarche Abraham nous donne ici une leçon magistrale et gigantesque. Il est inutile de s'interroger lorsqu'il y a un ordre divin. L'intelligence humaine ne peut pas assimiler dans son entité la Sagesse divine. Il est donc inutile d'émettre des réflexions insensées qui n'engendreront aucune réponse adéquate. Réflexion, certes mais elle se doit d'être constructive et positive.
Si les paradoxes existent et qu'ils engendrent en l'homme le doute, c'est que la foi en D. de cette homme est bancale.
Abraham va faire de ses paradoxes un hymne à D. Il était persuadé que même si son fils Itshak était sacrifié, D. fera en sorte de tenir Sa Promesse et résoudrait donc ce paradoxe apparent. En marchant côte à côte avec son fils, sa foi en D. se renforçait et l'emplissait d'un amour infini pour le Maître du monde.

Cette épreuve qui est la dixième pour notre Patriarche s'avère être la plus difficile car elle n'engageait pas qu'Abraham, seul. Nos Maîtres disent que si Abraham a réussi à surmonter son épreuve, il le doit à sa foi inébranlable mais aussi à la foi inébranlable de son fils Itshak qui s'est laissé sacrifier.
"Ils marchèrent tous les deux Ensemble", sur la même longueur d'onde, heureux d'accomplir avec empressement un commandement divin.

A ceux qui parlent d'abnégation, Abraham et Itshak répondent "Amour de D.".

Chabbat chalom





lekhe lekha ou experimenter la foi en D.

Publié le 29/10/2009 à 15:35 par memoiresetecrits
Dix générations séparérent la Création du monde jusqu'à Noa'h. Elles irritèrent D. et Il détruisit l'humanité par le déluge, en épargnant Noa'h et sa famille.
Dix générations séparèrent le Déluge jusqu'à Avraham notre patriarche. Elles aussi irritèrent D. et D. décida de pardonner.

La question est évidente. Pourquoi la première irritation se termina par le Déluge et pouquoi la seconde par le pardon ?

La réponse se situe dans la différence entre deux hommes.

Le premier fut Noa'h. Pour lui, le fait de construire l'arche, une construction qui dura 120 ans, était suffisant pour faire comprendre à l'humanité qu'il fallait faire Téchouva.

Le second fut Avraham, le père des nations. Lui, va intercéder auprès de D. pour qu'Il pardonne à l'humanité.
Le Roi Salomon dit dans les Proverbes : " Lorsque le Juste marche droit, heureux ses enfants après lui !"

Les bonnes actions d'un homme se transmettent facilement à sa descendance, explique le Rav 'Haim Mivolozin.
Même si lui, a du accomplir de nombreux efforts pour atteindre un niveau spirituel important, ce niveau deviendra partie intégrante de sa personne et sa descendance pourra en bénéficier. Elle pourra atteindre le même niveau sans pour autant accomplir les mêmes efforts.

C'est de cette manière que nous pouvons comprendre comment durant tous les siècles de nombreux juifs ont pu donner leur vie pour la glorification du Nom de D.

Avraham avait surmonté dix épreuves dont celle de la fournaise. Il s'est laissé jeter dans le feu plutôt que de renoncer à la foi qu'il avait en D.
C'est cette marque de dévotion qui aidera sa descendance à accepter d'agir de la même manière à savoir préférer mourir plutôt que de renoncer à leur croyance.

Avraham premier patriarche, père des nations a compris que chaque juif était important aux yeux de D. Il avait compris que chacun de ses gestes aurait une influence sur sa descendance.
Le message d'Abraham notre père est le suivant : Accepte autrui tel qu'il est. Fais attention à ne pas te laisser entraîner dans ses voies mais cherche au contraire à le ramener dans la voie indiquée dans la Tora.

il suffit de nettoyer notre regard

Publié le 24/09/2009 à 16:47 par memoiresetecrits

"Il est le Rocher, parfaite est Son Oeuvre" verset 4, tiré de la section de cette semaine "Haazinou".

Deux personnes dont la vie était loin d'être un paradis terrestre vinrent trouver Rabbi Lévy Isthak de Berditchev, afin que le Grand Sage leur apporte le réconfort souhaité et leur donne des encouragements.
Le Rav les regarde, les écoute attentivement et leur pose la question suivante :
"Si vous étiez le Maître du monde, que feriez-vous ?"
Le premier répondit qu'il établirait la justice sociale pour que tous les hommes reçoivent la même part.
Le second, lui, voulait établir une paix mondiale pour que les hommes n'aient plus besoin de se battre.
"Vous voulez savoir ce que j'aurais fait ?" interroge Rabbi Lévy Isthak aux deux hommes.
"Bien sûr" répliquent-ils.
"Et bien moi, je ne changerais rien ! Car je suis persuadé que D. mène le monde avec droiture et que tout ce que D. fait pour l'homme et à l'homme est pour le bien de l'homme."
Si nous n'arrivons pas à prendre conscience de cette évidence c'est à cause de nos erreurs. Ce sont elles qui mettent un voile opaque devant nos yeux et qui nous empêchent de discerner où se trouve notre bonheur.
D. est Notre Rocher ! Ne l'oublions pas.

le repentir

Publié le 22/09/2009 à 17:35 par memoiresetecrits
On demanda à la Sagesse : "Quel est le châtiment du pêcheur ?"
Elle répondit : "Les pêcheurs - qu'ils soient poursuivis par leur mal !" (Proverbes 13, 21.)

On demanda à la Prophétie : "Quel est le châtiment du pêcheur ?"
Elle répondit : "L'âme pécheresse - c'est elle qui mourra !" (Ezechiel 18, 20.)

On demanda à la Tora : "Quel est le châtiment du pêcheur ?"
Elle répondit : "Qu'il apporte une offrande délictive et obtienne ainsi le pardon !"

On demanda au Saint Béni Soit-Il : "Quel est le châtiment du pêcheur ?"
Il répondit : "Qu'il se repente et obtienne ainsi le pardon !" (Midrach, Talmud de Jérusalem Makot 2, 6)

Lorsqu'on nos Maîtres nous enjoignent de faire Téchouva, nous nous conformons à leur conseil car cela nous paraît évident et que c'est à nos yeux le seul moyen de revenir vers D.
Pourtant à la lecture du Midrach, nous nous apercevons que ni la Sagesse, ni la Prophétie et ni la Tora n'acceptent cette évidence que représente le repentir.

Nous devons donc en déduire que le repentir défie toute logique et qu'il faut toute la Bonté et l'Immense mansuétude du Maître du monde pour pouvoir accepter un retour sincère de l'homme.
Le repentir peut s'effectuer à chaque instant mais si D. nous a donné Yom Kippour, le jour du Grand Pardon c'est pour nous enseigner que ce jour est unique et qu'il est un don personnel de D.

Qu'est-ce que le repentir ? Comment savoir que nous avons compris son importance ?
Il est aisé de se dire : "A partir de demain, je change de cap. Demain est un nouveau jour etc..."
Un vrai repentir demande plus que des phrases toutes faites. Nos erreurs doivent représenter un tremplin pour un changement bénéfique et constructif.
Le véritable repentir demande les regrets d'avoir commis des erreurs, l'abandon de ces erreurs et l'intention de ne pas les renouveler. Pourtant, il faut être conscient du fait que le repentir ne peut pas s'effectuer sans l'aide de D.
Car D. dit "Je reviendrai vers vous", pas assez qu'Il accepte notre repentir mais Il vient encore à notre rencontre. Un homme ne parvient pas à revenir vers D. d'une manière complète sans l'appui de D.
Cela nous permet d'aspirer à des réalisations hautement plus grandes que celles que nous aurions pu avoir sans l'aide de D.
Yom Kippour nous permet de commencer une nouvelle vie, d'effacer un passé peu reluisant et d'y couper court.
Yom Kippour nous permet de renouer le contact avec notre Créateur, de revenir vers cette loi que nous avons parfois bafoué, parfois laissé tomber et parfois jeté aux oubliettes.
Le terme de "Téchouva" que nous traduisons à tort par "Repentir", est plutôt un retour. Mais un retour vers quoi ?Retour à nos origines. Retrouver ce don divin pour que nous puissions enfin mettre en exergue toute notre potentialité dans le service de D.

A nos projets !

Publié le 14/09/2009 à 15:45 par memoiresetecrits

Pourquoi, demandent les anges à D., les hommes ne récitent pas le Hallel le jour de Roch Achana ? Réponse de D. : comment l'humanité peut-elle réciter une louange en forme de chant alors qu'elle passe en jugement !
A Roch Achana, tous nos actes sont là, présents avec toutes leurs épaisseurs. Pourtant, nous ne récitons pas le "Vidouy" "reconnaissance des erreurs" le jour de Roch Achana. Nous sommes donc jugés sur des faits dont on ne parle pas. La Tora elle-même ne mentionne pas Roch Achana comme jour du jugement mais comme "jour du souvenir".
Le fait que la fête tombe le premier du mois nous donne l'espoir que D. se souvient du passé mais que dans Son Immense Bonté, Il nous laisse la perspective d'un changement positif pour l'année à venir. S'il s'agissait d'un bilan de nos erreurs passées, la fête aurait lieu la fin du mois.
Le terme "chana" que l'on traduit par "année" possède deux racines : "Chenayim" "Deux" "Chinouy" "Changement".
La notion de temps symbolisée par une spirale, on revient au même endroit mais en changeant de niveau.
Il faut exprimer en ce jour de jugement à la fois la crainte et la confiance. La crainte car nous sommes conscients de passer devant le Maître du monde devant qui sont ouverts les livres de la vie et la mort. La confiance car nous savons combien D. est bon et compatissant. Preuve en est que Roch Achana est aussi un jour de fête donc un jour de joie où nous devons nous préparer, nous doucher, nous habiller et préparer de bons repas.
A Roch Achana, sur quoi sommes nous jugés ?
Sur le moment présent !
Sur le moment dans lequel nous sommes actuellement puisqu'il ne s'agit pas d'un bilan.
A Roch Achana, D. apparaît en tant que Roi, à savoir comment allons nous accepter cette Royauté.
De la manière dont nous allons accepter cette Royauté, nous allons nous créer des possibilités adéquates à nos futurs changements.
A Roch Achana, nous sommes jugés sur nos projets !
Bonne année à tous.

reflexion sur roch achana

Publié le 24/08/2009 à 15:09 par memoiresetecrits

LE MARCHAND, LE COCHER ET LES CHEVAUX

Rabbi ‘Haïm de Brisk disait :

Autrefois, lorsqu’un commerçant voulait faire passer un gros lot de marchandise en contrebande, il louait les services d’un cocher qui connaissait bien les recoins permettant de traverser la frontière en cachette. Dès l’instant où son projet commençait à prendre forme, notre marchand était extrêmement stressé : arrivera-t-il à ses fins ? Sera-t-il découvert ? Si c’était le cas, toute sa marchandise serait confisquée, il serait ruiné et il se verrait condamné à une sévère peine de prison !
Si le marchand se montrait nerveux, le cocher, lui, restait serein et tranquille. En effet, il avait l’habitude de ce genre de voyages. Pourtant, le jour même du départ, ce dernier montrait à son tour quelques signes de fébrilité. Tout au long du voyage, il observait scrupuleusement les alentours, attentif au moindre bruit. Lui aussi jouait gros et il savait que, s’il était pris en flagrant délit, il perdrait tout.
Les seuls à rester impassibles tout au long du voyage étaient… Les chevaux.
Cette histoire fait sourire et pourtant…
Les juifs conscients du jour du jugement qui arrive se préparent dès le mois d’Eloul. D’autres, sont saisis de crainte lorsqu’ils entendent le Choffar le jour du Roch Achana.
Seuls les “chevaux” ne s’occupent, ce jour-là, que de se rendre au salon de coiffure...

(D’après Rav Chalom Chvadrone zal)
Tiré du livre « les portes du palais »

D. dans son immense bonté, nous a donné le mois d’Eloul comme un rendez-vous et ce rendez-vous, c’est à nous à ne pas le manquer. Prenons conscience de ce magnifique cadeau. D. est proche de nous, Il nous aide, Il nous assiste, Il nous guide, à nous d’en profiter pour se rapprocher de Lui et d’avancer dans la voie qu’Il nous a toujours tracé.

jour de jeûne ou jour de fête ?

Publié le 28/07/2009 à 15:00 par memoiresetecrits
Il y a 1941 années, le second Temple de Jérusalem a été détruit. Depuis 1941 années, La Présence Divine est en exil, le peuple juif est en exil et le monde se bat pour essayer de maintenir le cap de certaines valeurs.

Comment se sentir triste pour un évènement qui s'est déroulé voilà 1941 années ?
Jusqu'à quand allons nous jeûner ?
Quoi faire pour que cette période de deuil se change enfin en période de joie ?

Pourquoi le 9 av ?
Que s'est -il passé dans notre histoire pour mériter une réparation aussi difficile ?
Il faut remonter à l'époque du désert et l'affaire des explorateurs. Il ne faut pas oublier que ces mêmes explorateurs étaient tous des princes. Comment, en ayant le niveau spirituel qu'ils avaient, ont-ils pu faire un rapport aussi défavorable sur la Terre d'Israël qu'ils venaient de visiter ?

- La peur du changement.

Pendant les 40 ans dans le désert, ils avaient la présence divine toute proche d'eux. Ils n'avaient pour seule occupation, l'étude de la Tora !
Pourtant, en entrant en Terre d'Israël, ils allaient devoir semer, récolter, travailler et ils craignaient que leur temps pour l'étude soit dès plus restreint.

- Un jugement erroné.
Le rapport qu'ils ont fait était véridique. C'est vrai qu'il y avait des géants, c'est vrai que les fruits étaient gigantesques, c'est vrai qu'ils y avaient beaucoup de morts. Alors, où se trouve la faille ?
Dans l'analyse, dans le jugement.
Car, si D. est avec nous, qu'avons nous à craindre ?

A l'époque du désert, la nuit du 9 av, le peuple a pleuré pour rien, depuis, le 9 av, le peuple pleure ses deux Temples.
La raison de la destruction est la "Haine gratuite". L'autre m'ennuie, l'autre m'exaspère alors l'autre doit me laisser tranquille.
Ne pas accepter l'autre tel qu'il est c'est mettre en cause D. Lui Même. Car toute existence a son importance et si D. met sur notre chemin une personne qui ne trouve pas grâce à nos yeux c'est que le problème se trouve chez nous et non pas chez l'autre.
Chaque évènement qui survient dans notre vie, chaque personne qui passe dans notre existence ne sont là que pour nous construire.
Aller à l'encontre de ce cheminement nous fera tourner en rond et râter ce pour quoi nous sommes venus sur terre.

Permettre à l'autre d'exister, tolérer les différences nous permettront de changer ce deuil si long et si pénible en une période de joie.

Balak

Publié le 02/07/2009 à 16:28 par memoiresetecrits

"Et Balak fils de Tsippor vit tout ce qu'Israël a fait aux Amoréens"

Les enfants d'Israël viennent d'infliger deux défaites aux royaumes puissants de Si'hon et 'Og. Balak prend peur et fait appel à Bileam, prophète des nations pour qu'il l'aide à se débarrasser de ce peuple qui couvre tout son pays.
La question que pose le Ba'al haTourim est la suivante :
"Il vit que le soleil avait interrompu sa course en faveur de Moshé notre Maître."
Pourquoi être terrifié par ce miracle ?
Le monde avait été témoin de tous les prodiges que D. avait fait en faveur de son peuple !
Quelle signification pouvons-nous donner à cette crainte ?
Le Admor de Satmar répond en citant une référence au Talmud qui dit :
"Hachem Se met en colère chaque jour, pendant un très court instant que seul Bile'am était en mesure de déterminer. Quel est cet instant ?
Lorsque le soleil est à son Zénith et que tous les rois d'Orient et d'Occident se prosternent devant lui. C'est à ce moment bien précis que Hachem se met en colère."
Donc, si nous suivons les dires du Talmud, Bile'am avait cette faculté de définir l'instant propice pour lui où D. se met en colère.
Lorsque Balak vit que Moshé notre Maître avait la possibilité d'arrêter la course du soleil, il comprit combien la mission dont il avait chargé Bile'am serait ardue et complexe.

Béha'alothékha

Publié le 04/06/2009 à 17:49 par memoiresetecrits
"Et l'homme Moshé, était très humble, plus que tout homme qui fût sur la face de la terre..."

Plus une personne atteint un niveau spirituel élevé plus elle doit aspirer à s'élever encore, nous dit notre maître le Hafetse Haïm. Et de continuer, Moshé notre Maître était conscient de toutes ses responsabilités et de son potentiel spirituel et combien Hachem attendait de lui plus qu'Il n'attendait d'une autre personne. En fait, Moshé notre Maître était unique et cette considération l'appelait à aller encore plus loin dans son service divin. Le travail et les efforts étaient relatifs au niveau atteint. C'est la raison pour laquelle Moshé notre Maître était humble plus que tout autre homme car il pensait sincèrement qu'il avait moins agi et moins progressé en conformité avec son potentiel qu'une autre personne.

Une histoire vient concrétiser ce que nous venons de dire :
Un juif de Posen avait froissé un juge rabbinique. Ce dernier décide d'en parler avec le juste de la génération, Rabbi 'Akiba Eiger (de mémoire bénie).
Le Rabbi fut très surpris de voir combien cette blessure verbale avait entamé le moral du juge rabbinique.
- Pourquoi prendre toute cette histoire à coeur ? demande Rabbi 'Akiba Eiger. Qui sommes-nous ? Que représentons-nous sur terre ? Pourquoi vous sentez-vous humilié par cette offense ?
Et le juge de répondre.
- Vous avez raison Rabbi, mais la personne qui m'a froissé est un ignorant !
A ce moment là le Rabbi sourit.
- Je comprends, à présent pourquoi le texte écrit que Moshé notre Maître était très humble, plus que tout homme qui fût sur la face de la terre. Celui qui se sent véritablement humble, le sera devant n'importe quel homme, même le plus inculte !!!

chavouot

Publié le 26/05/2009 à 17:03 par memoiresetecrits
"Celui qui dit : J'ai cherché et je n'ai pas trouvé, ne le crois pas, je n'ai pas cherché et j'ai trouvé, ne le crois pas, j'ai cherché et j'ai trouvé, crois le."

La fête de Chavouot se rapproche de nous. Cette fête célèbre l'évènement central dans le Judaïsme à savoir "le Don de la Tora". Pourtant, il est à relever que ce dit évènement n'est pas mentionné dans la Tora.
"...Vous compterez chacun, depuis le lendemain de la fête...sept semaines qui doivent être entières ; vous compterez jusqu'au lendemain de la septième semaine, soit cinquante jours, et vous offrirez à l'Eternel une oblation nouvelle."
Ce verset vient nous expliquer que Chavouot représente en fait l'échéance de la fête de Pessa'h. D'ailleurs une des appellations de la fête de Chavouot est "'Atsérete" "Clôture", comme pour accentuer le rapport direct qui existe entre Pessa'h et Chavouot. A Pessa'h nous fêtons notre liberté. D'esclaves nous sommes devenus un peuple libre mais quel peuple ! Le peuple élu par D. Mais qui dit élection dit exemple, effort et travail pour être à la hauteur de la tâche. C'est la raison pour laquelle il a fallu attendre sept semaines pleines pour recevoir ce cadeau inestimable que représente la Tora. Sept semaines pour comprendre que la Tora ne s'acquiert que par les efforts, l'assiduité, la régularité et la persévérance.
A la question : Pourquoi le don de la Tora n'est-il pas mentionné clairement dans le Texte. Pour nous donner un enseignement capital. D. dans Son Immense Bonté nous donne la Tora chaque jour. A nous de la recevoir, à nous de l'étudier, à nous de la mettre en pratique et à nous de faire de ce cadeau, notre cadeau.


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