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Dernière mise à jour : 19.11.2009
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une benediction qui vaut de l'or

Publié le 19/11/2009 à 16:28 par memoiresetecrits
« Yaacov s’avança vers Yits’hak, son père, il le tâta. Il dit : La voix est la voix de Yaacov et les mains sont les mains de Essav. »
Et il ne le reconnut pas, car ses mains étaient comme les mains de Essav son frère, velues. Il le bénit.

Ce passage est assez étonnant. Notre patriarche Its’hak avait devant lui son fils mais lequel ? Etait-ce Essav ou Yaacov.
Il était en présence de deux preuves mais elles étaient contradictoires.
La voix lui indiquait bien qu’il s’agissait de Yaacov, mais les mains étaient celles d’Essav.
Il y avait donc un problème à résoudre. Cependant, nous ne voyons aucune recherche supplémentaire de la part d’Its’hak notre patriarche puisque la fin du verset nous dit « Il le bénit ».
Comment notre patriarche est-il arrivé à la conclusion que le fils qui avait pénétré dans sa chambre était bien Essav ?
Et Nos Sages de répondre :

Essav soupçonnait Yaacov de vouloir lui prendre sa place en se faisant passer pour lui et imitait sa voix. Selon Na’hmanide, la seule crainte de Yaacov était que son père le tâte. En effet, Essav était velu, Yaacov avait la peau lisse. Quant à la voix, cela ne lui posait pas de problèmes, il savait très bien reproduire la voix de son frère Essav.
C’est pourquoi, Essav avait convenu d’un stratagème avec son père. Lorsqu’il rentrerait de la chasse, il prendrait la voix de son frère Yaacov. Pour Its’hak, ce serait le signe qu’il s’agit bien d’Essav.
Yaacov imiterait la voix de son frère et ainsi sa tromperie serait découverte.
Mais Yaacov connaissait bien son frère. C’est la raison pour laquelle il ne changea pas sa voix.

C’est ainsi que lorsque Yaacov entra dans la chambre de son père, il utilisa le timbre de sa voix sans la changer. C’était le premier signe qu’il s’agissait d’Essav. Et, étant donné que sa mère, Rivka, lui avait recouvert ses mains et son cou de peau de chevreaux, lorsque Its’hak notre patriarche tâta la peau de Yaacov, il reconnut la peau d’Essav.

Il pouvait donc bénir le fils qu’il avait devant lui puisqu’il s’agissait sans équivoque d’Essav.
Mais Nos Sages ajoutent que notre patriarche Yaacov nous donne une leçon extraordinaire.
Il ne voulait pas prendre la bénédiction à son frère. Il ne voulait pas tromper son père. Mais sa mère, la matriarche Rivka savait que c’était lui qui méritait la bénédiction et non pas Essav qui menait une vie non conforme à l’éducation qu’il avait reçu.
C’est pourquoi lorsque sa mère lui ordonne de l’écouter, il ne peut qu’obtempérer à l’ordre. Il portera sur lui, les peaux de chevreaux pour faire croire à son père que sa peau était velue comme celle d’Essav.
Quant à la voix, nous explique Rachi, sa mère ne lui avait pas donné l’ordre de la changer. C’est la raison pour laquelle, il décida de ne pas la changer. Comment une voix qui profère des mensonges peut-elle être utilisée pour étudier la Tora !
Yaacov était un homme intègre et il avait un respect immense vis-à-vis de ses parents. Il ne changea donc pas sa voix.
Et bien lui en fit puisque c’était le signe qu’il s’agissait d’Essav.

Chabbat Chalom


deux Halakhot par jour

Publié le 19/11/2009 à 15:55 par memoiresetecrits

Deux Halakhot par jour.

Première Halakha :
Il est interdit de mentir et de voler. Il est interdit de voler l’esprit des gens (les tromper) en leur faisant croire sans le dire explicitement qu’une marchandise est de première qualité alors qu’elle ne l’est pas.

Deuxième Halakha :
Il est interdit d’encourager la dispute ou prendre partie. Ceci est une interdiction de la Tora et à plus forte raison si on dégrade la personnalité de notre prochain avec des mots grossiers.

Chabbat Chalom

deux halakhot par jour

Publié le 18/11/2009 à 15:03 par memoiresetecrits
Première Halakha :

« La sanctification du Nom de D. »

Un Sage se contrôle dans les querelles ou dans sa colère et il s’adresse aux autres de façon aimable, accueille les gens avec un visage aimable, agréable. On le voit toujours étudier la Tora et il se comporte dans toutes ses actions selon les règles de la Loi.

Deuxième Halakha :

Si le Sage se comporte ainsi, ceux qui l’auront offensé ne l’offenseront plus mais l’honoreront et le respecteront et on aura confiance en lui. Tous le loueront et l’aimeront et le suivront dans ses actes, cela revient à sanctifier le Nom de D. qui est la Mitsva la plus grande de la Tora et sur ceci le verset dit :
« Et il m’a dit, tu es Mon Serviteur Israël, en qui Je me glorifierai. »
Chacun d’entre nous doit s’efforcer de respecter les Sages afin de sanctifier le Nom de D.

« Sourire à son voisin est plus important que de l’inviter à prendre un verre. »

Un beau cadeau pour Hanoucca

Publié le 18/11/2009 à 14:51 par memoiresetecrits



Bientôt ‘Hanoucca !

Participons au magnifique projet d’offrir 100 000 soufganiot à 100 000 soldats israéliens.

Rien de plus simple !
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Merci pour eux !

'Haye Sara

Publié le 12/11/2009 à 18:02 par memoiresetecrits
La paracha de cette semaine a pour nom « ‘Hayé Sara » « La vie de Sara ». Notre mère Sara meurt à l’âge de 127 ans. Abraham cherche à présent une sépulture pour sa femme. Il va demander aux habitants de ‘Heth de lui vendre une propriété pour pouvoir enterrer son mort.

Réponse des enfants de ‘Heth :
« Ecoute-nous, Seigneur ! Tu es un dignitaire de D. au milieu de nous ; dans la meilleure de nos tombes ensevelis ton mort. Nul d’entre nous ne te refusera sa tombe pour inhumer ton mort. »

Le texte continue en nous disant qu’Abraham se prosterna devant le peuple du pays et il leur parla ainsi :
« Si vous trouvez bon que j’ensevelisse ce mort qui est devant moi, écoutez-moi : prier en ma faveur Efron, fils de Cohar, pour qu’il me cède le caveau de Makhpéla qui est à lui, qui se trouve au bout de son champ ; qu’il me le cède pour argent comptant… »

Voici la réponse d’Efron :
« Non, Seigneur, écoute-moi : le champ, je te le donne ; le caveau qui s’y trouve, je te le donne également ; à la face de mes concitoyens je t’en fais don, ensevelis ton mort. »

Abraham se prosterna devant le peuple du pays et parla ainsi à Efron :
« Ah ! s’il te plaît, écoute-moi : j’offre le prix de ce champ, accepte-le, que j’y puisse enterrer mon mort. »

Réponse d’Efron :
« Seigneur, écoute-moi : une terre de quatre cents sicles d’argent, qu’est-ce que cela entre nous deux ? Enterres-y ton mort. »

La réaction d’Efron nous laisse quelque peu pantois. Il désire au départ, offrir le champ à Abraham et puis changement de situation, il lui fait payer un prix de 400 sicles d’argent. Ce qui représentait à l’époque une somme faramineuse. Pour quelle raison Efron n’est-il pas resté sur sa première décision ?

Et le Rabbi de Kelm de nous donner la réponse suivante. Il y avait à l’époque du Rambam, une différence d’opinion entre lui et les autres Sages de l’époque. Les Sages des nations pensaient que l’homme pouvait inculquer les bonnes manières aux animaux. Le Rambam était contre cette idée qu’il trouvait saugrenue car il était impossible de changer la nature des animaux.
Les Sages des nations persistèrent dans leur opinion et décidèrent de tenter une expérience. C’est ainsi que pendant plusieurs semaines ils éduquèrent un chat. Ils lui apprirent à devenir un serveur.
Le jour J arrive et les Sages invitent les habitants de la ville à venir voir les résultats et ainsi se forger eux-mêmes leur propre idée.
Le chat commence à jouer son rôle. Il met la nappe sur une table, porte un plateau avec des verres dessus. Les Sages exultent, ils vont gagner leur pari. Au même moment, le Rambam qui était lui aussi invité, ouvre la boîte qu’il avait apporté et fais sortir… Une souris.
Dès que le chat voit la souris, il laisse tomber le plateau et file derrière la souris pour la capturer. Finie l’expérience, les Sages des nations ont la mine déconfite. Le Rambam avait raison, on ne peut pas changer la nature d’un animal.

Il en est de même avec Efron. Tant que l’argent n’était pas devant ses yeux, il désirait offrir le champ à Abraham. Mais lorsque le premier patriarche lui dit « j’offre le prix de ce champ, accepte-le », et qu’il sort l’argent pour payer, la véritable nature d’Efron refait surface.
Combien de personnes donnent l’apparence d’êtres civilisés. Et combien sommes-nous surpris de les voir réagir d’une manière totalement vile lorsqu’il s’agit d’assouvir leur envie, leur désir.

Et le Rabbi de Kelm de conclure : Le seul moyen pour un homme de changer sa nature est l’étude de la Tora. Car comme le disent nos Sages : D. dit : « J’ai crée le mauvais penchant mais J’ai crée son antidote à savoir la Tora. »

obéissance mode d'emploi

Publié le 05/11/2009 à 17:32 par memoiresetecrits
La paracha de cette semaine a pour nom "Vayéra" "Il apparut". Après qu'Abraham ait pratiqué la circoncision, D. Lui apparaît dans les plaines de Mamré. Comme le leur avait annoncé l'ange, Abraham et Sarah vont avoir un fils à qui ils vont donner le nom d'Itshak.
"Après ces évènements, D. éprouva Abraham. Il lui dit : "Abraham !" Il répondit : "Me voici". D. reprit : "Or ça, prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac ; achemine-toi vers la terre de Moria, et là, offre le en holocauste sur une montagne que Je te désignerai."
Il y a un célèbre midrach qui nous relate en détail le dialogue entre D. et Abraham :
Lorsque D. lui demande de prendre son fils, Abraham lui dit : "lequel ?"
D. lui répond : "ton fils unique".
Abraham dit : "Pour chacune de leur mère, l'enfant est unique".
D. continue : "Celui que tu aimes."
Abraham répond : "Je les aime les deux"
Et c'est là que D. dit enfin : "ton fils Itshak".

Voilà un homme qui symbolise la bonté par excellence et qui obtempère à l'ordre de D. en allant offrir son fils comme holocauste.

Voilà un homme à qui D. promet que par son fils Itshak, il aura une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et qui aujourd'hui le demande en sacrifice.

Or comme le souligne très justement le Rav Shakh (de mémoire bénie), qu'advientra-t-il de cette promesse ?

Notre patriarche Abraham nous donne ici une leçon magistrale et gigantesque. Il est inutile de s'interroger lorsqu'il y a un ordre divin. L'intelligence humaine ne peut pas assimiler dans son entité la Sagesse divine. Il est donc inutile d'émettre des réflexions insensées qui n'engendreront aucune réponse adéquate. Réflexion, certes mais elle se doit d'être constructive et positive.
Si les paradoxes existent et qu'ils engendrent en l'homme le doute, c'est que la foi en D. de cette homme est bancale.
Abraham va faire de ses paradoxes un hymne à D. Il était persuadé que même si son fils Itshak était sacrifié, D. fera en sorte de tenir Sa Promesse et résoudrait donc ce paradoxe apparent. En marchant côte à côte avec son fils, sa foi en D. se renforçait et l'emplissait d'un amour infini pour le Maître du monde.

Cette épreuve qui est la dixième pour notre Patriarche s'avère être la plus difficile car elle n'engageait pas qu'Abraham, seul. Nos Maîtres disent que si Abraham a réussi à surmonter son épreuve, il le doit à sa foi inébranlable mais aussi à la foi inébranlable de son fils Itshak qui s'est laissé sacrifier.
"Ils marchèrent tous les deux Ensemble", sur la même longueur d'onde, heureux d'accomplir avec empressement un commandement divin.

A ceux qui parlent d'abnégation, Abraham et Itshak répondent "Amour de D.".

Chabbat chalom



lekhe lekha ou experimenter la foi en D.

Publié le 29/10/2009 à 15:35 par memoiresetecrits
Dix générations séparérent la Création du monde jusqu'à Noa'h. Elles irritèrent D. et Il détruisit l'humanité par le déluge, en épargnant Noa'h et sa famille.
Dix générations séparèrent le Déluge jusqu'à Avraham notre patriarche. Elles aussi irritèrent D. et D. décida de pardonner.

La question est évidente. Pourquoi la première irritation se termina par le Déluge et pouquoi la seconde par le pardon ?

La réponse se situe dans la différence entre deux hommes.

Le premier fut Noa'h. Pour lui, le fait de construire l'arche, une construction qui dura 120 ans, était suffisant pour faire comprendre à l'humanité qu'il fallait faire Téchouva.

Le second fut Avraham, le père des nations. Lui, va intercéder auprès de D. pour qu'Il pardonne à l'humanité.
Le Roi Salomon dit dans les Proverbes : " Lorsque le Juste marche droit, heureux ses enfants après lui !"

Les bonnes actions d'un homme se transmettent facilement à sa descendance, explique le Rav 'Haim Mivolozin.
Même si lui, a du accomplir de nombreux efforts pour atteindre un niveau spirituel important, ce niveau deviendra partie intégrante de sa personne et sa descendance pourra en bénéficier. Elle pourra atteindre le même niveau sans pour autant accomplir les mêmes efforts.

C'est de cette manière que nous pouvons comprendre comment durant tous les siècles de nombreux juifs ont pu donner leur vie pour la glorification du Nom de D.

Avraham avait surmonté dix épreuves dont celle de la fournaise. Il s'est laissé jeter dans le feu plutôt que de renoncer à la foi qu'il avait en D.
C'est cette marque de dévotion qui aidera sa descendance à accepter d'agir de la même manière à savoir préférer mourir plutôt que de renoncer à leur croyance.

Avraham premier patriarche, père des nations a compris que chaque juif était important aux yeux de D. Il avait compris que chacun de ses gestes aurait une influence sur sa descendance.
Le message d'Abraham notre père est le suivant : Accepte autrui tel qu'il est. Fais attention à ne pas te laisser entraîner dans ses voies mais cherche au contraire à le ramener dans la voie indiquée dans la Tora.

il suffit de nettoyer notre regard

Publié le 24/09/2009 à 16:47 par memoiresetecrits

"Il est le Rocher, parfaite est Son Oeuvre" verset 4, tiré de la section de cette semaine "Haazinou".

Deux personnes dont la vie était loin d'être un paradis terrestre vinrent trouver Rabbi Lévy Isthak de Berditchev, afin que le Grand Sage leur apporte le réconfort souhaité et leur donne des encouragements.
Le Rav les regarde, les écoute attentivement et leur pose la question suivante :
"Si vous étiez le Maître du monde, que feriez-vous ?"
Le premier répondit qu'il établirait la justice sociale pour que tous les hommes reçoivent la même part.
Le second, lui, voulait établir une paix mondiale pour que les hommes n'aient plus besoin de se battre.
"Vous voulez savoir ce que j'aurais fait ?" interroge Rabbi Lévy Isthak aux deux hommes.
"Bien sûr" répliquent-ils.
"Et bien moi, je ne changerais rien ! Car je suis persuadé que D. mène le monde avec droiture et que tout ce que D. fait pour l'homme et à l'homme est pour le bien de l'homme."
Si nous n'arrivons pas à prendre conscience de cette évidence c'est à cause de nos erreurs. Ce sont elles qui mettent un voile opaque devant nos yeux et qui nous empêchent de discerner où se trouve notre bonheur.
D. est Notre Rocher ! Ne l'oublions pas.

le repentir

Publié le 22/09/2009 à 17:35 par memoiresetecrits
On demanda à la Sagesse : "Quel est le châtiment du pêcheur ?"
Elle répondit : "Les pêcheurs - qu'ils soient poursuivis par leur mal !" (Proverbes 13, 21.)

On demanda à la Prophétie : "Quel est le châtiment du pêcheur ?"
Elle répondit : "L'âme pécheresse - c'est elle qui mourra !" (Ezechiel 18, 20.)

On demanda à la Tora : "Quel est le châtiment du pêcheur ?"
Elle répondit : "Qu'il apporte une offrande délictive et obtienne ainsi le pardon !"

On demanda au Saint Béni Soit-Il : "Quel est le châtiment du pêcheur ?"
Il répondit : "Qu'il se repente et obtienne ainsi le pardon !" (Midrach, Talmud de Jérusalem Makot 2, 6)

Lorsqu'on nos Maîtres nous enjoignent de faire Téchouva, nous nous conformons à leur conseil car cela nous paraît évident et que c'est à nos yeux le seul moyen de revenir vers D.
Pourtant à la lecture du Midrach, nous nous apercevons que ni la Sagesse, ni la Prophétie et ni la Tora n'acceptent cette évidence que représente le repentir.

Nous devons donc en déduire que le repentir défie toute logique et qu'il faut toute la Bonté et l'Immense mansuétude du Maître du monde pour pouvoir accepter un retour sincère de l'homme.
Le repentir peut s'effectuer à chaque instant mais si D. nous a donné Yom Kippour, le jour du Grand Pardon c'est pour nous enseigner que ce jour est unique et qu'il est un don personnel de D.

Qu'est-ce que le repentir ? Comment savoir que nous avons compris son importance ?
Il est aisé de se dire : "A partir de demain, je change de cap. Demain est un nouveau jour etc..."
Un vrai repentir demande plus que des phrases toutes faites. Nos erreurs doivent représenter un tremplin pour un changement bénéfique et constructif.
Le véritable repentir demande les regrets d'avoir commis des erreurs, l'abandon de ces erreurs et l'intention de ne pas les renouveler. Pourtant, il faut être conscient du fait que le repentir ne peut pas s'effectuer sans l'aide de D.
Car D. dit "Je reviendrai vers vous", pas assez qu'Il accepte notre repentir mais Il vient encore à notre rencontre. Un homme ne parvient pas à revenir vers D. d'une manière complète sans l'appui de D.
Cela nous permet d'aspirer à des réalisations hautement plus grandes que celles que nous aurions pu avoir sans l'aide de D.
Yom Kippour nous permet de commencer une nouvelle vie, d'effacer un passé peu reluisant et d'y couper court.
Yom Kippour nous permet de renouer le contact avec notre Créateur, de revenir vers cette loi que nous avons parfois bafoué, parfois laissé tomber et parfois jeté aux oubliettes.
Le terme de "Téchouva" que nous traduisons à tort par "Repentir", est plutôt un retour. Mais un retour vers quoi ?Retour à nos origines. Retrouver ce don divin pour que nous puissions enfin mettre en exergue toute notre potentialité dans le service de D.

A nos projets !

Publié le 14/09/2009 à 15:45 par memoiresetecrits

Pourquoi, demandent les anges à D., les hommes ne récitent pas le Hallel le jour de Roch Achana ? Réponse de D. : comment l'humanité peut-elle réciter une louange en forme de chant alors qu'elle passe en jugement !
A Roch Achana, tous nos actes sont là, présents avec toutes leurs épaisseurs. Pourtant, nous ne récitons pas le "Vidouy" "reconnaissance des erreurs" le jour de Roch Achana. Nous sommes donc jugés sur des faits dont on ne parle pas. La Tora elle-même ne mentionne pas Roch Achana comme jour du jugement mais comme "jour du souvenir".
Le fait que la fête tombe le premier du mois nous donne l'espoir que D. se souvient du passé mais que dans Son Immense Bonté, Il nous laisse la perspective d'un changement positif pour l'année à venir. S'il s'agissait d'un bilan de nos erreurs passées, la fête aurait lieu la fin du mois.
Le terme "chana" que l'on traduit par "année" possède deux racines : "Chenayim" "Deux" "Chinouy" "Changement".
La notion de temps symbolisée par une spirale, on revient au même endroit mais en changeant de niveau.
Il faut exprimer en ce jour de jugement à la fois la crainte et la confiance. La crainte car nous sommes conscients de passer devant le Maître du monde devant qui sont ouverts les livres de la vie et la mort. La confiance car nous savons combien D. est bon et compatissant. Preuve en est que Roch Achana est aussi un jour de fête donc un jour de joie où nous devons nous préparer, nous doucher, nous habiller et préparer de bons repas.
A Roch Achana, sur quoi sommes nous jugés ?
Sur le moment présent !
Sur le moment dans lequel nous sommes actuellement puisqu'il ne s'agit pas d'un bilan.
A Roch Achana, D. apparaît en tant que Roi, à savoir comment allons nous accepter cette Royauté.
De la manière dont nous allons accepter cette Royauté, nous allons nous créer des possibilités adéquates à nos futurs changements.
A Roch Achana, nous sommes jugés sur nos projets !
Bonne année à tous.


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